La Première Dame anime une émission publique.

@BurundiBwizaActualité ( BBA ) mise à jour. /@rédaction info net./ La Première Dame, Denise Nkurunziza a animé jeudi 17 octobre 2019 une émission publique pour parler des questions relatives à la santé publique comme l’infertilité, la santé sexuelle et reproductive ainsi que la lutte contre le Sida.

Dans son mot luminaire, la Première Dame a fait savoir que l’émission a pour objectif de montrer le pas déjà franchi par le gouvernement dans la lutte contre le Sida. Elle a indiqué que le pays s’est engagé auprès de la communauté internationale dans la lutte contre le Sida avec zéro victime du Sida d’ici 10 ans et surtout de ne pas discriminer les malades du Sida.

Denise Nkurunziza a demandé aux parents, aux décideurs, aux éducateurs et à tous les intervenants en matière d’éducation de travailler en synergie dans l’éducation des enfants pour lutter contre les comportements indignes constatés ces derniers temps chez les jeunes. Elle a ajouté qu’il faut revenir à l’éducation autour du feu et de parler aux enfants des questions en rapport avec la santé sexuelle pour qu’ils sachent comment se comporter.

A la question de savoir ce que c’est l’infertilité, la Première Dame a expliqué que c’est quand le couple n’a pas eu d’enfant pendant plus d’une année ou pendant plus de trois ans après le premier enfant. L’infertilité constitue une des causes du divorce, les maris en général traumatisent leurs femmes et ces dernières préfèrent quitter le foyer.

Professeur Bazikamwe Sylvestre, spécialiste gynécologue a précisé que les causes de l’infertilité sont diverses. Il a cité les différentes maladies et la malnutrition notamment. Il a ajouté que l’infertilité peut toucher aussi bien les femmes que les hommes. C’est pourquoi les médecins préfèrent examiner le couple pour déterminer qui est infertile.

Madame Denise Nkurunziza a exhorté les couples touchés par l’infertilité à se confier aux médecins et éviter les conflits conjugaux. S’ils trouvent qu’ils ne pourront pas mettre au monde, elle propose de se tourner vers l’adoption, une œuvre louable aux yeux de Dieu le Tout Puissant, a-t-elle ajouté.

Concernant la lecture de la loi burundaise en matière d’infertilité, le Ministre de la justice Aimée Laurentine Kanyana a indiqué que s’il advenait que l’un du couple ait menti à son conjoint alors qu’il a une anomalie ne le permettant pas de procréer, comme une femme dont la matrice a été enlevée avant la mariage, c’est une cause de divorce mais si ce sont des anomalies dues des maladies, la justice ne permet pas au couple de divorcer.

A la question de savoir si la jeunesse peut utiliser les méthodes contraceptives, la Première Dame a indiqué que ces méthodes sont destinées aux gens mariés en vue d’espacer les naissances et si les jeunes en font usage, cela encouragerait la prostitution. S’abstenir et éviter le copinage précoce est la meilleure méthode pour une jeunesse responsable, a-t-elle précisé.

Concernant la lutte contre le Sida, la Première Dame a indiqué que, la médecine a évolué et que d’après les études menées la séroprévalence a diminué. Elle a exhorté la population burundaise à se faire dépister pour connaitre son état sérologique, que ceux qui sont dépistés séropositifs soient sous antirétroviraux(ARV) afin de leur permettre d’en arriver à une charge virale indétectable. Cela permettrai de réduire le taux de mortalité infantile pour les mères séropositive a-t- elle ajouté.

Pa rapport aux questions de la santé sexuelle et reproductive, la Première Dame a fait savoir que cela concerne les parents et les enfants parce que la mère ne peut en aucun cas avoir une bonne santé quand elle a eu beaucoup de naissances non espacées. C’est de même pour les enfants, ils ne pourront pas être bien nourris, a poursuivi Denise Nkurunziza.

Répondant à la question de la population proposant que le gouvernement décrète le nombre d’enfants par famille, elle a fait savoir que tout individu doit se rendre compte qu’avoir beaucoup d’enfants est un frein au développement de la famille et du pays. Elle a recommandé que cela commence par la sensibilisation de la population sur la limitation des naissances avant que le gouvernement ne prenne la décision.

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