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Internet, Facebook,GSM,la procréation assistée...Et si c'était mieux avant ? PDF Print E-mail
Written by Redaction   
Monday, 30 November 2009 20:50

Et si c'était mieux avant ?

  
                          
                          
                          

Burundibwiza.com mise à jour, le 30 Novembre 2009

Par Déborah Laurent

La technologie avance vite. Tellement vite d'ailleurs qu'on met le pied dedans sans même s'en rendre compte et qu'on a dû mal à imaginer comme on faisait pour vivre "avant". Avant le GSM, Facebook ou notre nouveau mascara vibrant? La nouvelle génération nous regarde avec des yeux exhorbités quand on lui annonce qu'on sortait, que c'était différent et peut-être même, à bien y réfléchir, mieux?

Internet

Aujourd'hui, quand on a quelque chose à dire, on le dit vite, par écrit, via une quelconque messagerie instantanée. Bien sûr, c'est pratique. Mais... c'est tout! Avant Internet et le chat, on apprenait la patience. On laissait les mots murir dans notre tête et on prenait le temps de rencontrer quelqu'un si on avait quelque chose à lui dire. On laissait des silences s'installer, on souriait sincèrement plutôt que d'écrire "Lol" ou "Mdr", on se demandait ce que voulait dire le regard de notre interlocuteur, bref, on partageait des sentiments en direct live.

Aujourd'hui, on veut tout tout de suite, si notre amoureux n'est pas connecté pendant sa pause de midi, on croit qu'il nous trompe, si nos amis ne nous envoient pas de mails deux jours de suite, on croit qu'ils nous en veulent... On s'est fait rattraper par l'instantané, on n'arrive plus à profiter du moment présent.

Mais outre ces possibilités de discussion en ligne, Internet nous a "apporté" beaucoup d'autres choses. Alors comment on faisait "avant", quand le téléchargement n'existait pas? Eh bien, on se dégageait quelques heures dans notre emploi du temps pour faire une razzia à la Fnac, on palpait les albums en vrai, on écoutait des extraits avec un gros casque sur les oreilles en souriant discrètement au beau brun qui faisait la même chose à nos côtés. Avant Internet, le bottin déposé sur le pas de notre porte servait encore à quelque chose, on profitait du petit-déjeuner pour lire le journal auquel on était abonné et les politiques nous paraissaient plus intelligents: ils avaient le temps de formuler leurs réponses et leurs bourdes ne faisaient pas le tour du monde en trois minutes.

Facebook
Avant Facebook, on avait des vrais amis. Ils se comptaient sur les doigts d'une main et on savait qui inviter à notre anniversaire. Aujourd'hui, on accumule les "friends" de manière frénétique et on essaie de ne vexer personne quand on organise une fête. Avant Facebook, on gardait nos états d'âme pour nous, les exs de notre mec n'en profitaient pas pour revenir à la charge à grand coup de photos d'elles en bikini et notre chef ne tombait pas par inadvertance sur des clichés de nous complètement bourrée, debout sur une table, en short à paillettes (c'était une soirée disco).

Avant Facebook, on vivait très bien sans se voir contraint de revoir l'imbécile qui nous tirait les couettes dans la cour de récrée, en primaires. Aujourd'hui, les soupers "retrouvailles" fleurissent et on "retrouve" des gens dont on avait complètement oublié l'existence. Chouette.

GSM

Avant le GSM, on avait le droit de faire une grasse matinée sans culpabiliser. On arrivait à vivre seul, sans trop angoisser, sachant que
si on voulait contacter quelqu'un, on devait attendre d'être rentré pour former le numéro sur son vilain téléphone fixe. On prenait le temps d'avoir une vraie discussion. On n'appelait pas pour demander: "salut, t'es où?" et personne ne nous appelait non plus pour nous poser cette horrible question qui entrave la liberté. On respectait les heures "ouvrables" pour appeler le monde entier. Les autres faisaient pareil, du coup, on profitait de vraies soirées en tête-à-tête avec notre amoureux.

Avant le GSM, si on vivait encore chez nos parents, nos petits amis supposés devaient appeler à la maison et se confronter directement à notre paternel. On savait tout de suite si ce garçon était sérieux ou pas. S'il avait eu le courage de téléphoner, c'était déjà bon signe. Et puis, avant le GSM, on avait plus d'argent puisqu'on n'appelait pas pour tout raconter, à tort et à travers, et on avait un joli carnet coloré dans lequel on pouvait gribouiller en papotant, le cornet (oui, avant le GSM, il existait des cornets de téléphone) coincé sous l'oreille, qui compilait tous les numéros de nos amis.

Avant le GSM, on se donnait des rendez-vous qu'on faisait tout pour honorer. On n'annulait pas à la dernière minute parce qu'on n'avait pas la possibilité de prévenir notre rencard.

GPS
Avant le GPS, il y avait peut-être moins d'accidents dûs à l'inattention. On avait les yeux rivés sur la route plutôt que sur sa machine. Quand on se trompait de chemin, on s'arrêtait sur le bord de la route pour lire une carte. On discutait du meilleur chemin pour arriver à notre destination, on en profitait pour se faire des bisous et puis, si on se perdait, ce n'était pas grave: on découvrait du pays. Avant le GPS, on avait une excuse pour être en retard.

MP3

Avant le MP3? Ok, là, il faut l'admettre, on ne voit pas. On avait des walkmans et plein de cassettes qui prenaient une place folle dans nos sacs. Parfois, la bande de la cassette se déroulait malencontreusement et c'en était fini de notre best-of de Benny B. Puis il y a eu les lecteurs CD portables. Plus pratique, mais toujours encombrants. Vraiment, le MP3 est une belle invention.
 
La carte Visa
Avant la Visa, c'est simple: on ne dépensait que l'argent qu'on avait, ce qui nous évitait d'avoir des sueurs froides à la fin du mois. On achetait moins mais plus intelligent.

Les tests d'ovulation, la procréation assistée
Avant, quand on voulait un enfant, on faisait l'amour, tout simplement. Si ça ne marchait pas, que le bébé tant espéré n'arrivait pas, on essayait tant bien que mal de se faire une raison. C'était triste, bien sûr, mais notre couple n'explosait pas en vol, à cause de traitements médicaux violents et contraignants. On restait soudés, envers et contre tout, sachant savourer encore le bonheur d'être à deux et se rappelant que si on voulait un bébé, c'était parce qu'on aimait la personne qu'on avait en face de nous.

Avant les tests d'ovulation, on laissait notre amoureux nous caresser tranquillement, sans le presser d'aller droit au but parce que "tu comprends, c'est la bonne période". On profitait du moment et... on avait encore des orgasmes, même dans ces cas-là.


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Last Updated on Monday, 30 November 2009 20:56