A LA DECOUVERTE DU BURUNDI BWIZA.
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- Publié le mercredi 22 mai 2013 21:11
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Bienvenue au Burundi bwiza.
Tubamenye mu kiganiro Kora ndabe iruta vuga numve : umariye iki icakwibarutse ?
Uwuramukiwe muri ino ndwi ni Ernest Ndayishimiye aba Angleterre.
NOS DIRIGEANTS SONT APPELES A JOUER CORRECTEMENT LEUR ROLE DE FAIRE DE LA CULTURE DE NOTRE PAYS LE PILIER DU DEVELOPPEMENT.
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- Publié le mardi 9 avril 2013 11:36
- Écrit par Minani Félicien Nsengiyumva
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Société

Femi
Burundibwiza.com mise à jour, le 10.04.2013
Par Nsengiyumva Minani Félicien ( Femi ) / Journaliste et Artiste musicien.
Un peuple qui ne connaît pas son passé, ses origines et sa culture ressemble à un arbre sans racines. La culture c'est ce qui fait l'humain et un homme sans culture ressemble aussi à un zèbre sans rayures. Sans culture un pays n'est rien. Notre culture burundaise est notre boussole. Elle est non seulement le poumon et le mode de vie de notre société mais aussi l'un des leviers les plus importants que nos dirigeants doivent actionner convenablement pour réhabiliter et relancer l'économie de notre pays. Si notre Nation veut se construire, qu'elle se repose aussi sur sa culture. L'Etat burundais doit s'investir pour valoriser sa culture et nos dirigeants sont appelés à jouer correctement leur rôle de faire de la culture burundaise le pilier du développement, et faire demeurer éternellement au fil des générations la culture de notre peuple, dans ses traditions et ses pensées.
Le Burundi, est l'un des pays africains qui a depuis beaucoup d'années négligé sa culture et ses artistes surtout .Non seulement les droits d'auteur n'existent que sur papiers mais aussi des écoles de musique, de danse, de théâtre, de cinéma n'existent presque pas dans le pays. Aucun conservatoire de musique ni des arts plastique au Burundi. Avec le nouveau régime actuel, il y a eu un peu de progrès concernant surtout une loi sur les droits d'auteur et droits voisins que le pays s'est doté depuis décembre 2005 qui malheureusement n'est pas encore effective aujourd'huit. Quand bien même la musique burundaise a joué un rôle important dans le processus de paix, on remarque qu'elle fait toujours l'objet de peu d'investissements publics. Je lance un clein d'oeil à nos hommes d'affaires à investir aussi dans la musique et art burundais. Au Burundi il y'a un manque criant d'instruments de musique, des salles de spectacle et de théâtre dans tout le pays et plus généralement de formation musicale. La question de la formation est au coeur de la problématique des musiques actuelles. Il faut qu'il y ait un plan national pour l'éducation artistique et culturelle. Que nos autorités jouent efficacement leur rôle et que les ministères concernés ( de l'Éducation, de la Jeunesse, Sports et Culture...) s'impliquent dans sa mise en œuvre, résolument et solidairement. Cet état de fait constitue un obstacle à la professionnalisation des musiciens burundais et trop peu d'entre eux peuvent prétendre vivre des revenus de l'activité musicale.
Au Burundi depuis tant d'années la place de l’artiste n'a pas beaucoup évolué et la création artistique n' a pas pris une place importante. La plupart de légendes de la musique burundaise qui ont fait la fierté de notre peuple tant à l'intérieur du pays qu'à l'extérier sont mortes pauvres et enterrées comme des simples citoyens et aucune d'entre elles n'a hérité jusqu'aujourd'hui un momument historique voir même une simple avenue d'un quartier d'une ville de son pays comme cela se fait dans les pays où les autorités ont de l'estime et reconnaissance envers leurs étoiles qui sont non négligeables. Je citerai comme exemples Nkeshimana Emmanuel, Nikiza David, Canjo Amissi, Gérard Musonera, Christophe Matata etc...., sauf ce dernier qui a du moins bénéficié une attention particulière louable de la par de nos autorités actuelles lors de son enterrement. Espérons que les autorités vont continuer ce geste beaucoup apprécié pour d'autres artistes aussi qui se donnent corp et âme pour réjouire le peuple et être utiles à leur pays, et les remercier surtout pendant qu'ils sont encore en vie qu'attendre après leur mort.
Je me demande si au Ministère de la Jeunesse, Sport et Culture on connaît combien y a t-il d'artistes professionnels burundais évoluant dans notre pays ou à l'étranger ? Combien de ces musiciens réussissent à vivre de leur musique et comment considérer que ce sont des professionnels ? Est-ce les années passées à jouer sur scène, le nombre de compositions réalisées, les diplômes (et lesquels ?) établissant un niveau de connaissances musicales ? En accordant les termes "artiste" et " professionnel ", il ne s'agit pas d'empêcher quiconque de jouer, ni de dire qui est artiste et qui ne l'est pas. Il s'agit de définir des critères permettant de désigner un artiste comme professionnel et ainsi de lui permettre d'accéder à un statut, à des prestations sociales et à des droits attachés à ce statut y compris ceux de la reconversion. En matière d'enregistrements sonores, il existe quelques studios privés à Bujumbura dont peu avec une bonne connaissance des mécanismes professionnels liés à l'industrie de la musique. Quant à la distribution de supports, le marché fait aussi l'objet d'une piraterie importante qu'il faut combattre énergiquement et punir sévèrement les auteurs d'infractions au droit d'auteur. Ainsi les artistes perdent leur argent investi et l'Etat burundais perd aussi l'argent que ceux derniers devraient pays comme impôts si leurs oeuvres étaient protégées par la loi des droits d'auteur.
Le manque des écrivains et musicologues burundais est une perte énorme pour notre pays. La culture du Burundi est très riche et diversifié. A part un grand nombre d'artistes connus et non connus du grand public burundais, le pays possède aussi un grand nombre de différents instruments traditionnels parmi lesquels les célèbres tambours connus au monde entier. Des danses traditionnelles de notre pays sont envoutantes et chacune d'elles féminine ou masculine a une signification particulière qui lui est propre et qui correspond à un événement précis ou à une profession bien déterminée. Les contes, poèmes et fables sont aussi importants dans la culture du Burundi. Ils nous permettent de se rappeler de nos sages ancêtres. C'est dommage et triste qu'il est rare ou presque impossible de trouver des livres qui parlent de cette immense richesse négligée de notre pays. Où se trouvent nos écrivains burundais ? La culture de notre pays est un sujet qui me tient particulièrement à coeur. La culture se conquiert. Elle est la mémoire du peuple, la conscience collective de la continuité historique, le mode de penser et de vivre.
LES AUTORITES BURUNDAISES ET LES MEDIAS DOIVENT S'ENGAGER A AMELIORER L'IMAGE DE NOTRE PAYS.
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- Publié le samedi 6 avril 2013 12:23
- Écrit par Minani Félicien Nsengiyumva
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Pouvoir des médias, atout ou danger pour de la démocratie dans notre pays ?
Femi
Burundibwiza.com mise à jour, le 06.04.2013
Par Nsengiyumva Minani Félicien ( Femi ) / Journaliste
Dans notre société actuelle, les medias sont de plus en plus présents dans notre vie quotidienne. Depuis presque un siècle, la radio, puis la télévision, et enfin aujourd'hui l'Internet, sont venus s'ajouter à la presse écrite qui date de plus longtemps encore. Aujourd'hui, les moyens de communication de masse ont pris dans notre société et chez les individus une place de plus en plus importante. Qu'ils soient publics ou privés, les médias jouent un rôle crucial. Ils soutiennent ou critiquent le gouvernement, dénoncent ou taisent les opinions et les méfaits de l'industrie, donne la parole au peuple ou omettent de parler en son nom.
Les médias ont une grande influence sur le pleuple, sur l'opinion publique. Il est donc nécessaire de s'interroger sur le trop de pouvoir et d'influence de la presse. L'information n'a plus de frontière, nous pouvons tous enrichir notre savoir et réagir, mais l'information peut parfois diffusée de manière néfaste. Actuellement, nous vivons dans un monde démocratique saturée d'information. Nous sommes en effet sans cesse assaillis par toutes sortes d'informations à travers les différents médias. Ces médias, les uns prouvent tous les jours que la liberté d'expression est bel et bien réelle dans notre pays et d'autres prouvent le contraire. Ce monde médiatique qu' est le notre reflète bien à quel point il est difficile de s'exprimer, de transmettre et de comprendre l'information. Internet a développé de manière massive, la désinformation et les médias peuvent influencer l'information et faciliter toutes formes de manipulation. Par exemple, le nombre d'abstentions pendant des votes illustre ce problème.
Les hommes sont de plus en plus individualistes et la notion de " peuple " tend à disparaître. Les médias qui sont des lieux de liberté, ont désormais le pouvoir de manipuler. En effet, de nouvelles techniques de persuasion sont utilisées à travers les médias et les exemples sont nombreux ! Pour faciliter cette persuasion , il existe divers procédés pour diffuser une information comme par exemples l'utilisation de slogans, le fait d'oublier volontairement certains détails, et d'en grossir d'autres, de dénaturer certains faits, la répétition inlassable des idées principales...il s'agit aussi de créer une illusion d'une unanimité, sans oublier la volonté d'uniformisation, de conformisme, autant d'éléments nécessaires à une bonne propagande. Les médias ont en effet un pouvoir tel qu'il peut parfois tuer la démocratie. Un des tests de l'autorité est d'identifier un problème avant qu'il ne devienne pas une urgence.
Le journalisme exige une grande disponibilité, responsabilité, de la curiosité, un esprit critique vis-à-vis de ses sentiments et opinions de manière à porter un regard perspicace sur les faits. Il faut également avoir une solide culture générale. Toutefois, aucun diplôme n'est forcément exigé. On peut être un très bon professionnel sans avoir fait de formation spécialisée ou reconnue et je trouve bien que le métier puisse être accessible aussi de cette manière. On peut commencer par être stagiaire dans la presse, à la radio ou à la télévision afin d'apprendre les bases du métier et se former entouré par des professionnels. A son terme, le journaliste stagiaire se présente au certificat de fin de stage qui est très bien reconnu. Grâce à ce diplôme, on peut postuler pour un poste dans une rédaction et grimper les échelles de la réussite. Pour cela, il faudra persévérer et se battre.
Nos responsables des médias burundais, publics ou privés doivent faire toujours preuve de discernement et de professionnalisme dans le traitement des informations d'intérêt public, pour éviter la division sociale dans notre pays comme a été le cas dans les années passées. Le manque de professionnalisme dans la collecte, le traitement et la diffusion de l'information provoque un méfait dangereux dans les médias du pays, qui risque de causer un préjudice sérieux à la cohésion sociale. Une attitude irresponsable et non professionnelle est une dérive qui menace non seulement la cohésion sociale mais aussi la paix et compromet dangereusement les efforts du gouvernement et les partenaires allant dans le sens de la réconciliation nationale.
Pourquoi il existe toujours des relations conflictuelles entre le pouvoir politique et les médias et surtout à l'approche des élections ? Les autorités et les médias doivent s'engager à améliorer l'image de notre pays. Les autorités doivent entretenir des relations bonnes et proactives avec les médias pour aider à faire connaître et à faire comprendre les politiques, programmes, services et initiatives du gouvernement au public. Les journalistes et autres représentants des médias jouent un rôle important dans le processus démocratique. Ils communiquent au public les nouvelles et des renseignements sur le gouvernement et font des reportages sur les opinions du public sur le gouvernement. Les institutions doivent donc faciliter les demandes de renseignements ou d'interviews des médias, et gérer des plans et stratégies de communication avec les médias. Les bonnes relations entre le pouvoir et les médias sont salutaires pour toute la Nation.

